L'histoire d'Ulysse

( Dimanche 13 Mars 2016 )


        Je m’appelle Ulysse, et je vais raconter mon histoire.

      Le 19 Mars 2013, ma route a croisé celle d’une personne, bénévole dans un refuge pour chats, en fait je ne l’ai su que plus tard.
    Je me baladais, le nez au vent, quand j’ai entendu qu’on m’appelait « Le chat », « Le chat » ! Non à vrai dire c’était « Mimine » mais quelle honte pour un matou comme moi.

     En tournant la tête j’ai vu cette grosse boite grise et la personne était assise dedans. Comme c’était ouvert, j’ai sauté à l’intérieur et là j’ai eu le droit à un massage de dos c’était très agréable ! et comme j’étais fatigué je crois que je me suis endormi.
    Quand je me suis réveillé, la vitre était fermée et la boite roulait, de temps en temps elle s’arrêtait, la personne en sortait et parlait avec d’autres, de temps en temps elle se retournait vers moi en me montrant –j’étais installé devant ce qui s’appelle le volant, je le sais maintenant-

     Puis à un moment elle s’est arrêtée et m’a mis dans un sac. Je me suis agité car je voulais continuer ma promenade et comme toutes les bonnes choses ont une fin, je voulais reprendre mon indépendance .
  
      Et puis me voilà avec d’autres congénères, qui m’ont dit s’appeler Mimi, Hermine, et Frimousse.
     Je suis resté je ne sais pas combien de temps dans cette nouvelle famille, bon la cantine n’était pas mal, de temps en temps je pouvais sortir mais sous surveillance. 

     Un jour, il faisait beau, enfermé dans une boite avec des barreaux avec d'autres compagnons d'infortune, j'ai vu des personnes s’approcher, ils ont ouvert la porte et m’ont caressé. Ils avaient l’air gentil, en fait ils me rappelaient mes premiers humains. Et puis  ils m’ont emmené dans ce qui est maintenant dans mon royaume.
     Une terre entourée d’eau, des caresses, de la bonne nourriture, et surtout la liberté d’aller et venir partout ! Ah ! presque partout ! De temps en temps je gratte à leur porte le soir car j’aime me lover au chaud entre mes 2 humains. Mais ils ne veulent pas m’ouvrir !